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Le réservoir Gouin, un terrain de jeu fabuleux pour la pêche au brochet à la mouche !

Publié le 21 février 2019

Le réservoir Gouin, un terrain de jeu fabuleux pour la pêche au brochet à la mouche !

On peut dire que pour un pêcheur à la mouche, mordu de la pêche, au brochet c’est une proposition de rêve que nous a offert l’Association des Pourvoiries de la Mauricie. Trois pourvoiries différentes, cinq jours de pêche et tout cela reliés par des transports en Hydravion d’Air Tamarac. Personnellement, je n’avais jamais posé les pieds ou simplement trempé mes mouches dans le réservoir Gouin. Une découverte que je n’oublierai jamais. Mon défi pour l’émission Kalamouche était de battre notre record et d’attraper un brochet de 42 pouces et demi. Je savais que chaque lancer que j’allais faire dans ce réservoir était susceptible de me procurer un brochet monstre considérant le potentiel du plan d’eau. Premier arrêt, la pourvoirie la Pointe aux Dorés, chaleureusement gérée par Roger Morin et son épouse. À peine sommes-nous arrivés et déjà on nous attendait avec le ponton (porte bagage) et cela avec le sourire et une bonne poignée de main des plus sincères. (La poignée de main de Kalamouche) On rencontre Roger autour de la table avec la carte du réservoir qu’il connait sur le bout des doigts et on planifie notre journée. Ensuite, on va dormir dans ses chalets tous équipés afin d’avoir des forces pour la pêche du lendemain. À notre réveil, surprise ! Un grand vent du nord. Dieu sait que sur ce plan d’eau, quand le vent se met de la partie, il faut être très prudent. Évidemment ça change nos plans, je constate qu’il y a un doute dans la tête de Roger concernant l’efficacité de la pêche à la mouche au brochet ainsi qu’un doute sur ce que dame nature propose comme conditions de pêche.. Sans même embarquer dans mon embarcation Princecraft, Roger me demande de lancer ma mouche directement de la grève avant de partir, ce que je fais et bang ! Un premier brochet ! Wow ! Bienvenue sur le réservoir Gouin ! Roger et moi sommes surpris du résultat, je décide de m’élancer une deuxième fois et bang ! Un deuxième brochet prend la mouche ! Incroyable ! Fini le doute dans la tête de Roger ! Ça commence bien un voyage qui malgré les deux jours de vent, nous a procuré d’innombrables brochets. Une qualité de pêche incroyable même avec de grands vents du nord et que dire de la faune. Un ours est venu traverser juste devant nous dans une des baies à brochet référée par Roger. Que dire de Roger qui était à sa première expérience au brochet à la mouche. Il ne voulait plus lâcher la canne à moucher à force qu’il aimait cela, il est même parvenu à prendre un beau doré avec la mouche « Lucky Roger » que nous avons fabriquée et nommée en son nom (une mouche à brochet) !

 

Après deux jours de pur bonheur, l’hydravion d’Air Tamarac est venu nous chercher sur la magnifique plage de la Pointe aux Dorés. On rencontre Jean Blanchard, notre pilote et aussi propriétaire d’Air Tamarac qui nous fait découvrir du haut des airs ce magnifique plan d’eau, qui à mes yeux, possède un potentiel infini pour mon sport préféré. Jean nous explique que l’endroit où il nous amène est la pourvoirie d’Air Tamarac, une autre expérience aussi enrichissante se présente à moi. Il nous débarque dans un chalet tout équipé dans une des plus grandes frayères du réservoir Gouin, je serai donc laissé à moi-même, seul au monde avec tous ces brochets monstres ! Wow ! Juste avant d’amerrir près du quai de mon futur chalet, Jean prend le temps de me faire visiter, de me guider du haut des airs (oui oui du haut des airs !), les baies que je devrai pêcher. C’est tout simplement magnifique. Une fois installé dans le chalet nous allons pêcher une petite baie tout près, car la journée est presque terminée. Je prends quelques brochets et je constate qu’il est possible de marcher pour pêcher ces baies à brochet. Le fond est dur, je quitte donc l’embarcation pour m’aventurer en bottes de pêche pour mon plus grand bonheur. Normalement, là où je pêche le brochet, il n’est pas possible de débarquer à pied, car on calle littéralement, mais le réservoir Gouin me le permet et j’apprécie grandement !

 

Le lendemain, encore le grand vent du nord qui souffle. Je vais pêcher quand même la chute située à l’extrémité de la rivière, un site à couper le souffle ! Je comprends rapidement qu’il se prend des brochets monstres à cet endroit. Encore une fois, plusieurs brochets sont capturés, mais je n’arrive pas à réaliser le défi d’atteindre le 42 pouces et demi fixé au début du voyage. 16 h, Jean vient nous chercher en hydravion pour nous amener à la pourvoirie L’Aventurier du Gouin dirigé par François Beaudoin et sa conjointe. Je vais pêcher deux jours en compagnie de son guide Hugo, le guide officiel de la pourvoirie, un passionné de la pêche à la mouche au brochet. Dès notre arrivée à la pourvoirie, l’accueil et le service sont sublimes encore une fois. Je constate qu’une plage digne de Cuba borde le chalet, c’est génial. Au levé, encore une surprise, il pleut et les vents du nord sont encore plus forts, assez pour mettre en doute la pêche. À ma grande surprise, Hugo nous dit que nous allons aller dans une baie protégée par le vent. J’avoue que la connexion avec Hugo s’est faite instantanément dès les premières minutes de pêche. J’ai trouvé un guide pêcheur qui me ressemble beaucoup, qui cherche à comprendre, qui met beaucoup d’énergie à innover en ce qui concerne la pêche au brochet. En plus, un être très rigolo. Malgré la tempête, nous avons capturé plusieurs brochets avec des soies calantes et des mouches faites à la main par Hugo, des mouches qui de leurs tissus bougeaient beaucoup. J’apprends énormément. Le temps de se réchauffer autour du feu à la pourvoirie et nous voilà repartis à la brunante, et ce, à trois minutes de la pourvoirie, dans l’embouchure de la rivière. Hugo est persuadé qu’il y a de gros spécimens à cet endroit. La qualité de pêche est excellente, car on relâche plusieurs brochets en haut de 10 livres quand tout à coup, bang! Je sens ma soie se tendre et je vois une immense vague remonter le courant de la rivière, c’est tout à fait incontrôlable. Le défi de 42 pouces et demi a failli être battu, car ce spécimen mesurait 42 pouces…raté par un demi-pouce ! Si j’étais déçu ? Jamais ! Prendre un si gros brochet à la mouche, c’est tout simplement extraordinaire !

 

Extraordinaire, comme le séjour que j’ai passé sur le réservoir Gouin. Je ne pourrai jamais remercier assez tous les gens qui ont été impliqués dans cette belle aventure. Merci, car j’ai découvert un terrain de jeu fabuleux, une qualité de pêche invraisemblable malgré les conditions difficiles pour la pêche à la mouche au brochet.

 

Le réservoir Gouin, à vivre absolument !!!

 

Par Alain-François , animateur de l’émission Kalamouche , RDS


Catégories  :   Pêche

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